Pourquoi j’ai choisi l’hypnose ?

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Ce n’est pas un choix de carrière. C’est une histoire personnelle. Celle d’un père qui cherchait autre chose pour son enfant — et qui a trouvé bien plus que ce qu’il cherchait.

Ce que l’hypnose fait que les mots seuls ne font pas

Pendant 30 ans, j’ai évolué dans le monde de l’entreprise. Direction opérationnelle, management d’équipes, résultats, performance. Un monde que je connaissais bien  et dans lequel je n’avais jamais vraiment cherché à comprendre ce qui se passait à l’intérieur des gens.

C’est une situation familiale difficile qui a tout changé. Un proche traversait une souffrance profonde. Les approches classiques étaient là  et elles avaient leurs limites. Il y avait quelque chose qui bloquait. La parole seule ne suffisait pas à atteindre ce qui demandait à bouger.

J’ai cherché. Et presque par hasard, je suis tombé sur l’hypnose.

J’ai commencé par me former pour comprendre  pas pour pratiquer. Pour voir si c’était sérieux. Si ça pouvait aider.

Et lors de mes premières séances, quelque chose s’est passé en moi que je n’attendais pas. Pas un miracle. Pas une révélation spectaculaire. Quelque chose de plus discret et de plus profond, une façon différente d’accéder à ce qui ne se dit pas avec les mots habituels.

J’avais trouvé quelque chose que je cherchais sans le savoir.

Ce que l’hypnose fait que les mots seuls ne font pas

L’hypnose n’est pas une technique magique. C’est une façon d’accéder à une partie de nous-mêmes que la conversation ordinaire n’atteint pas facilement.

Quand nous parlons de nos difficultés, nos peurs, nos blocages, nos comportements que nous n’arrivons pas à changer.  Nous le faisons avec notre pensée consciente. Celle qui analyse, justifie, explique. Celle qui sait déjà ce qu’elle va dire avant de le dire.

L’hypnose contourne cette pensée-là. Elle crée un état de conscience modifié  naturel, que vous avez déjà vécu sans le nommer, proche de la rêverie ou de l’absorption profonde dans une activité. Dans cet état, l’accès aux ressources intérieures est différent. Plus direct. Moins filtré par les habituelles résistances.

Ce n’est pas de la magie. C’est de la neurobiologie.

 

🔬 Ce que dit la science

L’INSERM a publié en 2015 une évaluation de l’efficacité de l’hypnose basée sur l’analyse de plus de 50 essais cliniques. Les résultats confirment un intérêt thérapeutique significatif pour plusieurs indications : hypnosédation per-opératoire, syndrome du côlon irritable, gestion de l’anxiété. Les études en IRM fonctionnelle montrent des modifications réelles du fonctionnement cérébral pendant l’état hypnotique — ce n’est ni du sommeil, ni de la simulation. C’est un état de conscience à part entière.

Ce qui m’a convaincu définitivement

Ce qui m’a convaincu, ce ne sont pas les études. Ce sont les personnes.

Dans ma pratique, j’accompagne des adultes qui « savent » parfaitement ce qui ne va pas. Ils ont lu, réfléchi, analysé leur situation. Ils comprennent intellectuellement leurs blocages. Et pourtant quelque chose ne bouge pas.

L’hypnose leur permet d’atteindre un endroit différent. Non pas en dehors d’eux-mêmes, mais plus profondément en eux-mêmes. Un endroit où les ressources existent déjà où la solution n’est pas à chercher dehors mais à déverrouiller dedans.

Ce que je vois, séance après séance : des personnes qui repartent différemment. Pas toujours transformées en une heure. Mais avec quelque chose qui s’est déplacé. Un poids en moins. Une clarté nouvelle. Une façon de voir leur situation qui n’était pas là avant.

C’est ça qui m’a convaincu. Et c’est ça qui me convainc encore chaque jour.

Ce que j’aurais voulu savoir avant

Avant ma première séance, j’avais des idées fausses sur l’hypnose. La plupart des gens en ont.

Non, on ne perd pas le contrôle. On reste conscient, présent, acteur de ce qui se passe. L’hypnose n’est pas le pouvoir d’un praticien sur son patient, c’est une invitation à accéder à ses propres ressources intérieures, guidée par une présence bienveillante.

Non, ce n’est pas réservé aux « bons sujets ». La capacité à entrer en état hypnotique est naturelle pour la très grande majorité des personnes  elle se développe avec la confiance et la pratique.

Et non, ce n’est pas une médecine alternative au sens péjoratif du terme. C’est une approche complémentaire, reconnue par les autorités de santé pour certaines indications, qui s’intègre souvent très bien avec d’autres accompagnements thérapeutiques.

Ce que j’aurais voulu savoir : que l’hypnose est d’abord une rencontre. Avec un praticien, oui. Mais surtout avec soi-même.

Je ne suis pas devenu hypnothérapeute par vocation d’enfance. Je le suis devenu parce que la vie m’a conduit là —par un chemin que je n’avais pas prévu, à travers une expérience personnelle qui m’a ouvert les yeux sur ce que l’accompagnement humain peut vraiment être.

Dix ans plus tard, je ne regrette rien de ce chemin.